Je rentra dans la salle de musique, avec Uruha à mes côtés. Ses yeux été encore un peu rougis par ses larmes, mais les autres membres du groupe ne remarquèrent rien. Aoi et Reita avaient déjà leur instrument et leur médiator en mains, tandis que Ruki s'échauffer la voix devant son micro.
Uruha attrapa sa guitare et alla à son endroit habituel, c'est-à-dire tout à droite de ma batterie. Je retira mon gilet et au moment où j'allais pour le poser sur le banc, je remarqua que miyavi y été assis. Je parti m'installer derrière mon instrument. J'attrapa mes baguettes et vis Aoi se retourner avec un grand sourire sur son visage.
Aoi – Au fait, Kai et Uruha, miyavi reste aujourd'hui pour les répét's.
Je regarda Uruha. Il commença à trembler.
Ruki – Uruha fais un effort de jouer correctement aujourd'hui, parce qu'on a un invité.
Uruha baissa la tête pour faire comprendre qu'il ferait de son mieux. Dans son regard on pouvait lire de la peur et de la tristesse. Il s'été égaré dans ce monde rempli d'obstacles.
Des rires se firent entendrent. Aoi, miyavi, Ruki et Reita rigolaient. Je ne comprenais pas pourquoi ?
Kai – Qu'est ce qui se passe ?
Miyavi – Il faut croire qu'il est muet.
A cette remarque les rires doublèrent. Je compris qu'ils se moquaient d'Uruha, qui depuis le début de l'arrivée de miyavi et Aoi n'avait dit qu'un mot. Je ne supportais pas que l'on dise de telles méchancetés sur des personnes, mais encore moins sur Uruha.
Si Uruha ne parlait pas, il avait une raison. La timidité de parler à Aoi devant miyavi ou peut être la peur de laisser couler ses larmes devant tout le monde. Je ne sais pas exactement, mais ce qui est sûr c'est qu'il n'est pas muet. Et même s'il l'été, il resterai le Uruha que je connais et mes sentiments envers lui ne changeraient pas.
Les rires s'arrêtèrent et un silence dura jusqu'à ce que :
Reita – Bon, on commence.
Ruki – Ben, ouai. Mais par quoi ?
Reita – miyavi, tu veux quoi comme chanson ?
Miyavi – Une où il y a un solo de guitare d'Uruha, pour voir si il a quand même des doigts ?
Les rires reprirent, mais pas pour longtemps.
Aoi – Alors on y va pour « Silly God Disco » ?
Ruki – Ouai c'est parti !
Kai – Ok.
Ainsi les répétitions commencèrent. La voix de Ruki raisonnait dans toute la pièce accompagnée de la guitare d'Aoi et celle d'Uruha ; suivit de la basse de Reita et de ma batterie. Tous ensemble on jouait de bon c½ur. Dans le regard d'Uruha, je remarqua le stress monter quand arriva le moment de son solo. Il ferma les yeux et se concentra sur le son de sa guitare. De la sorte qu'il le réussi.
Les répétitions continuèrent et je voyais qu'Uruha faisait de son mieux pour ne pas penser à autre chose qu'à la musique. Si il le faisait c'était pour faire plaisir au groupe, mais surtout pour Aoi.
A chaque fois qu'il levait le regard c'était pour le diriger vers celui qui faisait battre son coeur. Quand il remarqua qu'il faisait des clins d'oeil et des sourires amoureux, il compris que ces derniers étaient destinés à miyavi. Il essayai alors de replonger dans le vide, en espérant que la prochaine fois qu'il le regarderai ses sourires seront pour lui. Même si il savait que ça n'arriverai pas aujourd'hui.
Je continuais de taper le rythme sur ma batterie, puis je fis un petit solo final, qui marqua la fin des répétitions pour aujourd'hui.
A peine eus-je finis qu'Uruha posa sa guitare et s'enfuit de la salle en courant. Je posa mes baguettes et me mis à le suivre l'appelant. Il finit par s'arrêter. Sur ses joues blanches, coulées des larmes remplis de la même tristesse que les premières de la journée.
Mon c½ur se mit à accélérer, les larmes montèrent mais je les retenais. Je ne voulais pas pleurer devant lui, car mes larmes été mon secret, mes sentiments le concernant. Le fait de le voir dans cet état me faisait de la peine, j'avais horreur de le voir ainsi. Finalement, je l'attrapa et le serra contre moi.
Je sentis ses mains s'agripper dans mon dos et ses larmes chaudes tomber sur mon épaule. A mon tour je m'agrippa à lui et ne pouvant plus les retenir, je laissa mes larmes couler.
Kai – Uruha,... s'il te plaît, arrête de pleurer.
En disant cela, mes larmes devenaient de plus en plus nombreuses. Uruha remarqua alors que je pleurais et il me serra un peu plus fort dans ses bras.
Uruha – Pourquoi ? Kai,... pourquoi tu pleurs... ?